Trop clair !! Trop sombre !!

Avec le numérique, la lecture des photos est devenue un vrai casse tête pour les photographes.
J’entends pas la, la lecture des photos des photographes, par un public non averti.
Alors voilà rapidement de quoi vous éclairer – si je puis dire – et vous permettre de mieux apprécier ce que vous regardez, pour éviter de juger trop rapidement 😉

 

A l’époque de l’argentique, seul le tirage papier n’était vu et donc, peu importe comment était au final le négatif, après pas mal d’étape de travail par le laboratoire ou par le photographe lui même, on obtenait un tirage que l’on pouvait « juger ».

De nos jours, avec le numérique, trop de photographes à mon goût ont prit l’habitude de montrer leur photo directement avant qu’elles ne soient traitées. Du coup le jugement du résultat final, issu d’un fichier brut, est très largement faussé.
Sachez – s’il faut encore le rappeler, qu’un fichier brut n’est pas le fichier qui servira à imprimer votre photo. Non. Un fichier brut est un fichier contenant une somme importante d’information issu de l’appareil, qui servira après développement, à abboutir à un fichier définitif, qui lui pourra être imprimé sur papier.
C’est à ce moment la, et uniquement à ce moment la, que juger du résultat pourra se faire.

 

Puis il y a aussi cette pratique qui consiste à partager nos photos – tous autant que nous sommes – via les réseaux sociaux. Ce qui implique que nous allons regarder des photos sur notre téléphone principalement…
Et il faut savoir la encore qu’il va exister autant de Rendu – et j’insiste sur le mot rendu – qu’il n’existe d’écran. En effet aucun de ces écrans n’étant calibré, un même fichier numérique affichera un rendu différent.
Mais pour coller avec le sujet de l’article, il existera également un rendu différent principalement à cause de la luminosité de votre écran !!
Si vous baissez la luminosité de votre écran au maximum, n’importe quelle photo vous paraitra sombre. A l’inverse, si votre écran est réglé sur une luminosité maximale, n’importe quelle photo vous paraitra blanche !!

Pour que vous puissiez apprécier n’importe quelle photo sur votre téléphone, il est primordial que vous preniez le temps d’adapter votre intensité lumineuse, en fonction du lieu et de la luminosité ambiante !!

Pour ça, rien de très compliqué !! Il vous suffit de prendre une photo d’une charte et de faire en sorte, tout comme on calibre un écran d’ordinateur, de calibrer votre écran de téléphone. Enfin plutôt de l’étalonner. Et de faire en sorte que le noir soit noir et le blanc soit blanc, mais aussi et surtout, que le gris soit gris et pas noir ni blanc.
Vous pourrez ainsi, tout en ayant surement une différence colorimétrique, juger ou apprécier le rendu avec un contraste convenable.

Sachez qu’il n’y a rien de plus énervant – du moins pour moi – que d’entendre que ma photo est trop claire ou trop sombre alors que non, la photo est elle bien contrastée, mais que c’est l’écran sur lequel vous visionnez votre photo qui est lui complètement déséquilibré…

 

Donc voilà, vous savez tout – ou presque – donc maintenant il n’y a plus qu’à !! 😉

 

Exemple de dégradé


Le noir est en haut à gauche et le blanc est en bas à droite.
L’image est téléchargeable 😉

 

Gestions des fichiers Raw (Nef)

Je n’ai pas la prétention de vous dire comment faire pour gérer vos fichiers. Mais il existe plusieurs méthodes comme toujours en photo et je vous présente juste la mienne.

1\ Tout d’abord, je sauvegarde dans un dossier les fichiers Raw sur mon ordi de travail mais je ne supprime surtout pas les fichiers de la carte mémoire. On sait jamais, ça fait toujours une sauvegarde supplémentaire qui ne coute rien. Ce n’est pas négligeable.

2\ Quelques jours après avoir fait la copie, je tri mes fichiers Raw pour ne conserver que ceux qui me paraissent intéressant.

Pourquoi quelques jours après?
Tout simplement pour me détacher de la séance et des souvenirs que les photos vont susciter. J’ai pu avec le temps constater qu’en faisant le tri le jour même, je conservais beaucoup plus de photos mais qu’il n’étaient pas forcément utilisées. Il n’y avait donc pas nécessité de les conserver depuis le début.
J’ai donc pris cette habitude de laisser passer du temps entre la prise de vue et le tri.

Concernant le tri, si je prends une séance en studio, avec une modèle, sur un thème choisi, il m’arrive de réaliser entre 200 et 300 prises de vue.
Après tri, il m’en reste bien souvent entre 30 et 40. Et bien souvent, seulement 5 ou 10 font l’objet d’une utilisation…

3\ Ensuite je renomme la totalité des fichiers restant. Chacun a sa façon, pour ma part, je fais apparaitre le lieux et la date, ou les initiales et la date. Ce qui me permet de m’y retrouver plus facilement lorsque je réalise des séances sur plusieurs jours avec la même personne.
Par exemple : SC_170115 / SC_170320
Chaque fichier est ainsi classé par date des prises de vue.
Je me retrouve après cette étape avec 2 fichiers : 1 fichier Raw et un fichier xmp que je laisse dans un même dossier.
Ces extensions sont celles de mon canon. Peut être que sur d’autre marque d’appareil vous aurez d’autre nom.

4\ Vient ensuite l’étape du travail des fichiers (ça fera l’objet d’un prochain article) que je sauvegarde dans un nouveau dossier au format Jpeg.
A quelques légères modifications près, le fichier jpeg est donc la copie du fichier raw.

5\ Je me retrouve à ce moment la avec 2 dossiers contenant mes raw et mes jpeg que je vais sauvegarder (les 2!!) sur un disque dur dit « de travail » et sur un second disque dur dit « de sauvegarde« .

6\ Je termine en supprimant les fichiers de la carte mémoire.

Voila, c’est fini pour cet article.

Une fois de plus, ces étapes ne sont que mes étapes de travail et il appartient à chaque photographe de faire en fonction de ses habitudes et ses besoins.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser !!

A très bientôt,

Au plaisir,

Sébastien – www.tadi.fr

Fichiers numériques – Épisode 1

Épisode 1 : Les effets néfastes du fichier numérique.

Depuis que je me suis installé à mon compte en 2005, j’ai vu l’évolution (dans le mauvais sens à mon goût) des comportements du public vis à vis du photographe et l’arrivée du numérique y est pour principale raison.

A l’époque (période des dinosaures pour certains) où le photographe travaillait en argentique (moi je tentais plutôt la boite de thé) il était inconcevable pour ce dernier de livrer ses négatifs à ses clients.
La question ne se posait même pas!! On choisissait un album dans lequel le photographe venait coller nos photos, album qu’on rangeait précautionneusement, ce qui me permet encore aujourd’hui de visionner les photos de mariage de mes parents.

Aujourd’hui, non à cause du fichier numérique à proprement parlé bien sur, mais à cause de l’utilisation qu’on en a fait, c’est le strict inverse qui se produit. Des couples souhaitant se faire photographier lors de leur mariage (ou autre, baptême,etc…) ne viennent même plus avec l’idée de quoi faire avec leurs photos mais juste savoir avec combien de fichiers numériques ils vont repartir  et pour quel prix !!

Comment leur en vouloir, quand la guerre sur un secteur tant concurrentiel ne s’est pas fait sur la qualité des photos réalisées, (bien que certains soient malgré tout très bon)  mais sur la quantité des fichiers fournis pour toujours le plus bas prix.

Je parle des cérémonies de mariage, mais c’est aussi le cas pour les auteurs !!
Passé un temps, je participais à des marchés artisanaux où je vendais mes photos. Cela a duré un certains temps, jusqu’au jour où j’en ai eut assez d’entendre me dire: Au maintenant vous savez, avec le numérique, tout le monde peut faire pareil !!
Au début, j’ai essayé d’expliquer aux personnes qu’il ne suffisait pas d’appuyer juste sur un bouton. Qu’il fallait savoir comment régler son appareil, faire du repérage sur les lieux qu’on veux photographier,etc…
Mais j’ai du me rendre à l’évidence, que sur ce public, la différence entre une photo travaillée et une photo faites à la volée n’a strictement aucune différence !!

Attention: je parle de manière générale, il est bien évident qu’il m’est arrivé d’échanger avec des personnes qui s’intéressaient et qui reconnaissaient mon travail !! Mais malheureusement, ça ne payait pas les frais.

 

Le numérique, avec le soutient des marques, à permis que notre métier (dans les domaines les plus courant) apparaisse comme quelque chose de facile, où il suffit d’appuyer sur un bouton, que tout le monde peut faire, où la photo n’est plus un support mais un format. Qui n’a jamais demandé, en parlant d’un fichier numérique issu d’un téléphone: Tu m’enverras la photo que tu as faites?
La différence entre le fichier numérique et la photo n’existe quasiment plus.

Ce qui à permis aux photographe du dimanche (enfin du samedi plutôt) ayant pu se payer une boite numérique (n’appelons pas ça un appareil photo puisque pour certains seul le mode Auto est utilisé) de s’incruster dans le métier, tout en précisant bien qu’ils sont amateurs… Je vous renvoi vers l’article où je fais la différence entre photographe « Pro » ou « Amateur ».

Résultat : De nombreux photographes ne s’en sortent pas et plus personne (ou presque) ne voit les photos d’une cérémonie de mariage…

Heureusement, tout n’est pas tout noir et de plus en plus de photographes (dont j’essaie de faire parti) font en sorte de ramener notre métier à sa juste valeur !!

Nous verrons comment certains s’y prennent et moi-même dans un prochain article.

A très bientôt,

Photographiquement,
Sébastien
www.tadi.fr

Comme d’habitude, n’hésitez pas à laisser vos commentaires constructifs !!