Gestions des fichiers Raw (Nef)

Je n’ai pas la prétention de vous dire comment faire pour gérer vos fichiers. Mais il existe plusieurs méthodes comme toujours en photo et je vous présente juste la mienne.

1\ Tout d’abord, je sauvegarde dans un dossier les fichiers Raw sur mon ordi de travail mais je ne supprime surtout pas les fichiers de la carte mémoire. On sait jamais, ça fait toujours une sauvegarde supplémentaire qui ne coute rien. Ce n’est pas négligeable.

2\ Quelques jours après avoir fait la copie, je tri mes fichiers Raw pour ne conserver que ceux qui me paraissent intéressant.

Pourquoi quelques jours après?
Tout simplement pour me détacher de la séance et des souvenirs que les photos vont susciter. J’ai pu avec le temps constater qu’en faisant le tri le jour même, je conservais beaucoup plus de photos mais qu’il n’étaient pas forcément utilisées. Il n’y avait donc pas nécessité de les conserver depuis le début.
J’ai donc pris cette habitude de laisser passer du temps entre la prise de vue et le tri.

Concernant le tri, si je prends une séance en studio, avec une modèle, sur un thème choisi, il m’arrive de réaliser entre 200 et 300 prises de vue.
Après tri, il m’en reste bien souvent entre 30 et 40. Et bien souvent, seulement 5 ou 10 font l’objet d’une utilisation…

3\ Ensuite je renomme la totalité des fichiers restant. Chacun a sa façon, pour ma part, je fais apparaitre le lieux et la date, ou les initiales et la date. Ce qui me permet de m’y retrouver plus facilement lorsque je réalise des séances sur plusieurs jours avec la même personne.
Par exemple : SC_170115 / SC_170320
Chaque fichier est ainsi classé par date des prises de vue.
Je me retrouve après cette étape avec 2 fichiers : 1 fichier Raw et un fichier xmp que je laisse dans un même dossier.
Ces extensions sont celles de mon canon. Peut être que sur d’autre marque d’appareil vous aurez d’autre nom.

4\ Vient ensuite l’étape du travail des fichiers (ça fera l’objet d’un prochain article) que je sauvegarde dans un nouveau dossier au format Jpeg.
A quelques légères modifications près, le fichier jpeg est donc la copie du fichier raw.

5\ Je me retrouve à ce moment la avec 2 dossiers contenant mes raw et mes jpeg que je vais sauvegarder (les 2!!) sur un disque dur dit « de travail » et sur un second disque dur dit « de sauvegarde« .

6\ Je termine en supprimant les fichiers de la carte mémoire.

Voila, c’est fini pour cet article.

Une fois de plus, ces étapes ne sont que mes étapes de travail et il appartient à chaque photographe de faire en fonction de ses habitudes et ses besoins.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser !!

A très bientôt,

Au plaisir,

Sébastien – www.tadi.fr

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Expo et Concours : Attention !!

Ca y est, le printemps est arrivé et son lot de concours photo avec. Toutes les communes voir même certaines grandes enseignes proposent le sien !!

Il y en a pour tous les goûts et sur tous les sujets. Seulement voilà pourquoi je ne participe que rarement aux expositions et JAMAIS aux concours.

Pourquoi je ne participe que rarement aux expositions?
Lorsqu’on participe à un expo, il faut savoir pourquoi. La raison principale est souvent le plaisir de montrer son travail. Très bien. Mais lors de cette expo, la question à se poser est de savoir qui va voir mon travail?

Lors de ses expositions estivales, bien souvent, se sont les vacanciers qui de passage dans le village vont venir, mains dans les poches, appareil photo autour du coup.
Je me pose donc la question de savoir quel va être mon intérêt de montrer mon travail à ce genre de public.

Au début, je me disais que ça pourrait permettre à certains de venir me voir et d’échanger, mais au final, ce ne fut pas le cas. Au contraire même. Laissant trainer mes oreilles, j’entendais certains dire : c’est joli, mais bon, on peut faire la même…
De ce fait, pas le peine de croire que vendre ne serait-ce qu’une carte postale sera faisable.

Au final, à force de participer à ces expositions et de n’avoir que très peu de retour positif, j’ai commencé à perdre confiance et intérêt en ce que je faisais.

Comment je m’en suis sorti ? En ne participant quasiment plus à ce genre d’expo, (sauf quelques unes par exemple pour ma commune ou commune voisine) mais en participant à des expos plus pro, même si ouverte à tous.
En effet, en participant à ces expos, je me suis confronté à un autre public, qui avait les compétences pour juger d’un travail. Un public qui ne s’arrêtait pas juste à l’image, mais qui apportait de l’importance à la technique mise en œuvre, à la préparation nécessaire à la réalisation, au choix du cadrage,etc…
Et bizarrement, mes photos ont suscitées de l’intérêt, ont permis des échanges et des rencontres et de fil en aiguilles cela m’a permis de retrouver confiance en moi et en mon travail.

Je ne peux donc que fortement vous conseiller de bien choisir vos expositions en gardant en tête quel va en être le retour que vous pourrez en obtenir !!

Pourquoi je ne participe JAMAIS à ces concours?
Tout simplement à cause de leur règlement de participation !!

Si vous participez à ce genre de concours, portez votre attention à leur règlement et je vous pari que neuf fois sur dix, en petite ligne, vous pourrez y lire que la totalité des photos que vous proposerez deviendront la propriété de la commune (ou du magasin) et que vous vous engagez, de fait, à céder vos droits sur l’utilisation qui en sera faite. Ce qui est illégal.

En gros, sous couvert d’un concours, où les lots sont bien souvent anecdotiques, vous contribuez à ce que la commune (ou du magasin) se constitue sur votre dos ce qu’ on appelle une banque d’image, GRATUITEMENT.

Or, en qualité de photographe pro (c’est quoi déjà un photographe pro?) je ne peux cautionner ce genre de pratique!!!

Il est tellement plus simple pour une commune ou un magasin de se servir d’un concours pour récolter des photos plutôt que de faire appel à un photographe qu’il faudra payer et accepter que les photos soient comme la loi l’oblige, soumise au droit d’auteur.

C’est la raison pour laquelle je ne participe qu’à des concours où le respect du travail du photographe est respecté, où la visibilité sera suffisamment large pour qu’un large public soit touché et que la diversité des participants me permette d’échanger, de donner et de recevoir.

Comme toujours, peu importe que l’on gagne ou que l’on perde, l’important est de participer et d’apprendre au contact d’autre, ayant tous la même passion !!
Je vous encourage donc, plus que jamais, à bien sélectionner vos concours.

Comme toujours, n’hésitez pas à laisser vos commentaires (constructifs)

Au plaisir,

Sébastien
www.tadi.fr

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Impossible d’être partout !!

Le sujet d’aujourd’hui est en réponse à de nombreuses remarques que l’on a pu me faire (sans forcément partir d’un mauvais sentiment) sur le fait que l’on ne m’avait pas vu sur telle ou telle manifestation.

Il semblerait que pour bon nombre de personne, être photographe rime obligatoirement avec « être présent partout et tout le temps ».
Seulement voilà, cela est impossible. Et même si à ce moment précis vous vous dites – bien-sur, normal – et bien non. Ce n’est pas normal pour tous.

Donc pour vous éclairer sur mes raisons, qui je vous le rappelle n’appartiennent qu’à moi, voila pourquoi vous ne me verrez pas, partout, tout le temps…

Lorsque je me suis installé à mon compte il y a maintenant 11 ans (période des dinosaure en photo), je m’étais dit que me rendre sur un maximum de manifestation me permettrait de faire de la publicité tout en rencontrant de nombreuses personnes.
Et je dois avouer que le résultat a été payant. En quelques mois, tout le village me connaissait et savait qui j’étais.
Mon contrat était rempli.

Seulement voilà, se rendre sur un maximum de manifestation a eut comme conséquence de me retrouver avec un stock de photos impressionnant. Il fallait donc que je cherche un moyen d’en faire quelque chose.
Je m’étais dit que réaliser des coupons que je distribuerais au fur et à mesure pourrait être un bon moyen. C’est donc ce que j’ai fait.
Mais malheureusement, ce ne fut pas le cas. Ce fut même le début du côté perverse de ma pratique…

En effet, pour distribuer mes coupons dans le but de vendre mes photos, il fallait que je réalise les dites photos. Il fallait que je les travaille, que je les stocke sur mon site, bref, que je travaille.

Mais il n’a pas fallu longtemps pour qu’on vienne me demander comment on pouvait récupérer mes photos et s’il était possible pour diverse raison, de ne pas me les payer.
Selon les cas – erreurs de jeunesse – il m’est arrivé de dire oui, si je pensais qu’en retour l’utilisation des photos pouvait m’apporter un retour sous forme de pub ou autre. Mais les retours n’ont jamais été très probant.
Me voilà donc dans la situation où je travaillais, où je stockais et mettais à disposition mes photos et où on me demandais de les donner.

Lorsque j’expliquais que la vente de mes photos faisait parti des prestations me permettant d’exercer mon métier – sous entendu de vivre – l’argument le plus fréquemment utilisé était : Ok, mais si vous ne les vendez pas, vous avez travaillé pour rien. Donc autant en faire profiter les personnes représentées sur vos photos en leur offrant !!

Après avoir entendu bon nombre de fois cet argument – oui je sais, je suis un peu entêté – j’ai fais le point sur le nombre de manifestation couverte, les frais que cela m’avait couté – essence, repas, parking,etc.. – et les retombées (ventes) que cela avait générées.
Depuis ce jour, je ne vais plus sur des manifestations avec mon appareil autour du coup, si la structure organisatrice ne me rémunère pas pour y réaliser mon travail.

Alors pourquoi ne me voit-on pas sur toutes les manifestations? Simplement parce que je ne peux pas être partout et si je ne suis pas convié à travailler, j’estime donc avoir le luxe de me permettre de choisir où aller.

Bien entendu, ça ne veut pas dire non plus que je ne prend pas mon appareil avec moi, mais du coup, je suis libre de photographier ce que je veux et d’en faire ce que je veux !!!

Clairement, certaine fois, il est arrivé qu’on me voit et qu’on vienne me demander s’il était possible de récupérer mes photos, ce que je suis libre d’accepter ou de refuser.

J’ai donc gagné en Liberté, pour continuer à exercer mon métier !!

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Prix d’une photo

L’objet de mon article aujourd’hui sera d’expliquer (de manière empirique bien entendu et qui sera quelque peu différente selon le statut utilisé pour travailler, et sa façon d’exercer) le coût d’une photo, ou du moins, du temps de travail permettant de la réaliser.

La période estivale est une période parfois délicate car c’est généralement la où je reçoit de nombreux appels me demandant combien je prends pour faire des photos. Ma réponse est toujours la même : « Ca dépend de ce que vous voulez !! »
J’ai souvent pour habitude de demander pour comparer : « Est ce qu’un maçon serait en mesure de vous faire un devis  pour construire votre maison, sans que vous lui donniez les informations de la surface, des matériaux que vous souhaiteriez utiliser et du plan que vous auriez en tête ? »
Ça parait toujours évident pour le maçon, beaucoup moins pour le photographe.

Mais une fois les renseignements pris, je ne manque jamais de faire établir un devis (ha oui, je ne vous ai pas dit, mais je ne donne plus de tarif juste par téléphone, et j’ai retiré la quasi totalité de mes tarifs sur mon site internet…) dans les meilleurs délais que je m’empresse de transmettre à mon client, pour bien souvent me faire répondre : « A quand même !! C’est pas donné !! »

J’avoue qu’au début où je me suis installé, cette phrase me traumatisait !! Suis je trop cher? Comment convaincre le client de signer le devis s’il trouve dès le départ que c’est trop cher? etc, etc…
Erreur de jeunesse j’avais donc tendance quasi à chaque fois de rogner sur ma marge, pensant que c’était mon unique chance de convaincre mon client. Je vous rassure, la vie s’est chargée de me remettre dans le droit chemin et de me faire arrêter cette pratique qui s’est montrée à chaque fois inutile !!
Mais il faut bien  faire son expérience…

Bref, toujours est-il que maintenant, j’ai fait le choix d’expliquer à mes clients pourquoi la prestation qu’ils me demandaient avait ce coût, et je vais tenter de vous l’expliquer ci dessous…

Il a d’abord fallu que je fasse le point sur ce que je voulais gagner par mois, après avoir fais 2 années d’études sur Montpellier et 11 ans d’expérience à mon compte.
Je n’ai pas voulu être trop gourmand, je suis parti sur un revenu net de 1.500€.

Puis il a fallu, avec le recul, que je fasse le point sur ce que me coutait ma structure pour travailler.. On part bien du principe que je parle (enfin j’écris) en qualité de photographe « Pro ». (voir mon article sur la différence entre photographe « Pro » ou « Amateur »)

Voila donc le résultat : réfléchi sur 12 mois
_ Salaire souhaitez  : 1.500€ x 12 soit : 18.000€
_ Charges salariales Et patronales car j’ai fait le choix d’être salarié de ma société : +/-82% soit : 14.400€
_ Assurances : +/- 400€
_ Loyer :  3.600€
Communication comprenant flyers, carte de visite, affiches,etc : +/-400€
Téléphone et internet : 840€
Investissement : +/- 500€
Réparation et entretien matériel : +/- 500€

Ce qui nous fait un total d’environ : 38.640€
Je vais arrondir à 39.000€ car chacun sait qu’a force d’arrondir, on fini toujours par être trop bas…

Me voila donc à devoir réaliser un chiffre d’affaire de 39.000€ sur mon année.

Comment cela doit être réalisé en sachant que je travaille :
_ 47 semaines par an (un photographe à lui aussi droit à quelques semaines de vacances)
_
5 jours par semaine (j’ai pas dis que les 2 jours de repos étaient forcement samedi et dimanche ni non plus des jours entiers)
_
8 heures par jours (la encore j’ai pas dis que je faisais 8h/12h-14h/18h)

Donc en faisans le simple calcul : 39.000/47/5/8 ça nous donne un taux horaire de 21.00€

Mais il ne faut pas oublié que le métier de photographe n’est pas un métier où l’on est garantie de travailler – de manière rémunéré – tous les jours !! Et c’est la que beaucoup de personne font l’erreur.

Si l’on prend les études qui ont pu être réalisées par les groupements de photographes, il en ressort que seul +/- 30% du temps de travail consiste à réaliser nos photos. Par conséquent, seul ces 30% sont facturés et doivent nous permettre de réaliser notre chiffre d’affaire !!

Les 70% restant -pour ma part –  permettent :
_ de faire ma communication – je fais tout moi même – maquette des flyers, maquette des cartes de visite, mise à jour de mon site internet,etc..
_ de distribuer ma communication, (ca ne se fait pas tout seul et en restant sur le bureau ça n’a aucune utilité)
_ de démarcher de nouveaux clients
_ de chercher de nouveaux partenaires,

Pour les clients :
_ de les recevoir pour étudier leurs besoins,
_ de faire les devis et de les envoyer,
_ de faire les factures et de les envoyer,
_ de livrer les travaux,

Pour la société :
_ de faire mes planning,
_ de faire ma comptabilité

Voilà donc les raisons pour lesquelles, si je veux que ma société soit pérenne dans le temps et pouvoir vivre juste correctement, (je vous rappelle que tout ça au final me permet de vivre avec 1.500€ / mois après 2 années d’études qui m’ont coûté 30.000€ et 11 ans d’activités.) je devrais facturer à mes clients un taux horaire de +/- 60.00€.

J’attire malgré tout votre attention sur une ligne que tous les photographes « Pro » risquent de trouver erronée, celle de l’investissement.
Prévoir 500€ d’investissement par an ne permet même pas de changer son appareil si celui ci tombe en panne…

Je rappelle également que ce calcul n’est basé Que sur Ma façon de travailler et avec Mes moyens !! Vous vous doutez bien que pour des studios photos de 500m2, rien que les loyers et les assurances changeront la donne !!

Pour ma part, mes choix ont été fait en fonction de ma zone géographique, des clients potentiels avec qui je pouvais être amener à travailler et de mes besoins au quotidien.

Vous l’aurez compris, ces 60.00€ permettent juste de couvrir les frais de fonctionnement.
Il faudra bien entendu ajouter à cela le montant des supports utilisés (tirage papier, livre photo, droit d’utilisation des fichiers numériques,etc…)

J’espère que ces quelques lignes vous feront prendre conscience de certaines choses et que dans le futur vous trouverez autant normal de payer votre photographe pour sa prestation le prix qu’il vous demande que de payer votre maçon ou votre plombier (attention, j’adore mon maçon et mon plombier la n’est pas la question !!) lorsqu’ils vous facturent +/-40.00€ ht juste en main d’œuvre.

 

Pour finir, je vais tenter de trouver quelques raisons pour lesquelles vous pourriez trouver votre photographe à un tarif plus bas :

_ Il vous connait et veut vous faire plaisir.
Ce n’est pas une obligation pour en profiter à chaque fois…
_
Il n’a pas besoin de payer de loyer.
Faites en sorte de savoir où le trouver dans le cas où vos travaux ne vous seraient pas livré
_ Il ne paie pas ses charges,
Vous n’allez pas tarder à ne plus le voir
_ Il n’a pas besoin de grand chose pour vivre tous les mois,
Allez vite remercier sa femme (dans le cas où le photographe est un homme bien sur)
_ Il est à la retraite et pratique que le weekend,
Grand bien lui fasse, moi je suis pas sur d’en avoir une

Bref, un peu d’humour ne fais jamais de mal.

A très bientôt,

Et comme d’habitude, laissez vos commentaires (constructifs)

Sébastien
www.tadi.fr

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Fichiers numériques – Épisode 1

Épisode 1 : Les effets néfastes du fichier numérique.

Depuis que je me suis installé à mon compte en 2005, j’ai vu l’évolution (dans le mauvais sens à mon goût) des comportements du public vis à vis du photographe et l’arrivée du numérique y est pour principale raison.

A l’époque (période des dinosaures pour certains) où le photographe travaillait en argentique (moi je tentais plutôt la boite de thé) il était inconcevable pour ce dernier de livrer ses négatifs à ses clients.
La question ne se posait même pas!! On choisissait un album dans lequel le photographe venait coller nos photos, album qu’on rangeait précautionneusement, ce qui me permet encore aujourd’hui de visionner les photos de mariage de mes parents.

Aujourd’hui, non à cause du fichier numérique à proprement parlé bien sur, mais à cause de l’utilisation qu’on en a fait, c’est le strict inverse qui se produit. Des couples souhaitant se faire photographier lors de leur mariage (ou autre, baptême,etc…) ne viennent même plus avec l’idée de quoi faire avec leurs photos mais juste savoir avec combien de fichiers numériques ils vont repartir  et pour quel prix !!

Comment leur en vouloir, quand la guerre sur un secteur tant concurrentiel ne s’est pas fait sur la qualité des photos réalisées, (bien que certains soient malgré tout très bon)  mais sur la quantité des fichiers fournis pour toujours le plus bas prix.

Je parle des cérémonies de mariage, mais c’est aussi le cas pour les auteurs !!
Passé un temps, je participais à des marchés artisanaux où je vendais mes photos. Cela a duré un certains temps, jusqu’au jour où j’en ai eut assez d’entendre me dire: Au maintenant vous savez, avec le numérique, tout le monde peut faire pareil !!
Au début, j’ai essayé d’expliquer aux personnes qu’il ne suffisait pas d’appuyer juste sur un bouton. Qu’il fallait savoir comment régler son appareil, faire du repérage sur les lieux qu’on veux photographier,etc…
Mais j’ai du me rendre à l’évidence, que sur ce public, la différence entre une photo travaillée et une photo faites à la volée n’a strictement aucune différence !!

Attention: je parle de manière générale, il est bien évident qu’il m’est arrivé d’échanger avec des personnes qui s’intéressaient et qui reconnaissaient mon travail !! Mais malheureusement, ça ne payait pas les frais.

 

Le numérique, avec le soutient des marques, à permis que notre métier (dans les domaines les plus courant) apparaisse comme quelque chose de facile, où il suffit d’appuyer sur un bouton, que tout le monde peut faire, où la photo n’est plus un support mais un format. Qui n’a jamais demandé, en parlant d’un fichier numérique issu d’un téléphone: Tu m’enverras la photo que tu as faites?
La différence entre le fichier numérique et la photo n’existe quasiment plus.

Ce qui à permis aux photographe du dimanche (enfin du samedi plutôt) ayant pu se payer une boite numérique (n’appelons pas ça un appareil photo puisque pour certains seul le mode Auto est utilisé) de s’incruster dans le métier, tout en précisant bien qu’ils sont amateurs… Je vous renvoi vers l’article où je fais la différence entre photographe « Pro » ou « Amateur ».

Résultat : De nombreux photographes ne s’en sortent pas et plus personne (ou presque) ne voit les photos d’une cérémonie de mariage…

Heureusement, tout n’est pas tout noir et de plus en plus de photographes (dont j’essaie de faire parti) font en sorte de ramener notre métier à sa juste valeur !!

Nous verrons comment certains s’y prennent et moi-même dans un prochain article.

A très bientôt,

Photographiquement,
Sébastien
www.tadi.fr

Comme d’habitude, n’hésitez pas à laisser vos commentaires constructifs !!

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